Tom Thomson, l'un des peintres canadiens les plus influents du 20e siècle

Tom Thomson, l'un des peintres canadiens les plus influents du 20e siècle, a été vu vivant pour la dernière fois vers midi, le 8 juillet 1917, alors qu'il partait seul pour une excursion de pêche sur le lac Canoe. Il connaissait bien la région, puisqu'il y avait séjourné à plusieurs reprises – alors qu'il travaillait dans le parc comme garde-feu, comme guide pour des parties de pêche et, bien entendu, pour y exécuter ses toiles. Quelques heures après son départ, son canot vide a été repéré, flottant non loin du quai d'où il était parti et, plus d'une semaine plus tard, son corps refaisait surface sur le lac. Sa mort inattendue a contribué à transformer cet artiste inspirant en une icône culturelle. Ses toiles sont à présent admirées dans les galeries d'art à travers le Canada et des expositions présentant ses œuvres attirent toujours une foule de visiteurs. Au cours des dernières années, certaines toiles de Thomson se sont vendues à plus d'un million de dollars aux enchères.

Le mystère plane toujours sur la façon dont Thomson est mort, sur l'identité de la personne qui a découvert son corps, sur l'état dans lequel il se trouvait et même sur son lieu d'inhumation. Certains suggèrent que la cause de la mort de Thomson était un accident, une simple malchance; d'autres soutiennent qu'il s'agit d'un suicide; d'autres encore tendent vers un acte criminel résultant d'un conflit au sujet d'une dette, d'une histoire d'amour ou d'opinions sur l'effort de guerre. Pour ajouter encore au mystère de l'affaire, de sérieuses questions se posent à savoir si le corps de Thomson est toujours inhumé à son premier lieu de repos ou s'il en a été déplacé.

Se peut-il que le parc Algonquin et le lac Canoe aient été plus dangereux que ce dont ils avaient l'air dans les toiles de Thomson? Au moment où l'on s'est mis à se pencher sur la mort mystérieuse de l'artiste, l'idée répandue d'un espace vert paisible, harmonieux et naturel a commencé à se dissiper. La région portait les marques d'une exploitation massive des forêts – de traîtres bouts de bois et des billots se dissimulaient sous la surface de l'eau. L'un d'eux aurait-il pu faire chavirer le canot de Thomson, ce qui aurait causé sa noyade? Sa mort pourrait-elle avoir été entraînée par quelque chose de plus terrible encore? La faune abondante que le parc visait à protéger représentait une cible tentante pour les braconniers, qui étaient peut-être prêts à poser des gestes extrêmes pour couvrir leurs activités illégales. Est-ce que les trains qui traversaient le parc, transportant les troupes et les provisions nécessaires à l'effort de guerre, auraient attiré des espions et des saboteurs désespérés de dissimuler leurs subversions? L'emplacement isolé du parc pourrait aussi avoir attiré des Canadiens et des Américains tentant d'échapper à l'enrôlement. Jusqu'où ces hommes étaient-ils prêts à aller pour préserver leur anonymat?

Entre 1912 et 1917, Tom Thomson a visité à plusieurs reprises certains endroits de la vaste région peu populeuse connue sous le nom de « Nouvel-Ontario » – la partie de la province située entre la baie Georgienne et Ottawa. À l'intérieur de cette région se trouve le parc Algonquin, créé par la province de l'Ontario en 1893. Thomson y a passé une très grande partie de son temps durant les cinq dernières années de sa vie.

Tom Thomson appartenait à une communauté dynamique d'artistes qui se sont réunis à Toronto (Ontario) au cours des premières décennies du vingtième siècle. Ils créaient leurs œuvres à partir de divers intérêts et expériences. Certains avaient étudié l'art en Europe, contrairement à d'autres, comme Thomson. La plupart d'entre eux travaillaient comme graphistes et illustrateurs le jour, et réalisaient des croquis et des toiles le soir, le weekend et les jours de congé. Ils participaient aux expositions qui avaient lieu dans la ville et qui étaient souvent organisées par des groupes d'artistes plus âgés dont la réputation était bien établie, et comparaient leurs idées et leurs stratégies quant à la direction que leur art devrait prendre.

Alors qu'ils tentaient de défier les attentes des amateurs d'art de Toronto, leurs efforts ont à coup sûr suscité l'intérêt d'importants mécènes, lesquels étaient prêts à les aider financièrement, leur permettant de se consacrer davantage à la création d'œuvres qu'au travail.

Toutefois, au cours de l'été 1914, un nouveau défi s'est présenté : la guerre en Europe. Dans le cercle d'amis de Thomson, la guerre devait être un fréquent sujet de conversation. Certains artistes ont éprouvé le besoin de mettre en suspens la création artistique pour joindre les rangs. Qu'ils se soient enrôlés ou non, les amis de Thomson, voire l'ensemble des Canadiens, ont développé une façon profondément différente de percevoir le monde en raison de la guerre.

La camaraderie qui liait certains artistes amis de Thomson a mené à une importante association après la mort de celui-ci. En 1920, des contemporains de Thomson se sont réunis pour exposer leurs œuvres et pour poursuivre des objectifs communs. Connus sous le nom de « Groupe des Sept », ces artistes avaient une idée bien définie des buts que les artistes canadiens devaient poursuivre et du style d'art qu'ils devaient tenter de créer. Très tôt, ils ont connu le succès auprès de la critique et du public. Les membres de ce groupe ont souvent cité Tom Thomson comme étant une importante source d'inspiration. Ces artistes ont popularisé une façon de peindre que l'on a reconnue par la suite comme le style caractéristique au Canada.


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