Un record pour une œuvre majestueuse

Des collectionneurs du monde entier ont tenté de mettre la main sur le Vent du nord de Jean-Paul Riopelle lors d’une vente aux enchères qui a eu lieu à Toronto, mercredi. Le vainqueur de cette lutte, dont l’identité est confidentielle, a dû débourser 7,4 M$ pour se le procurer, faisant de ce chef-d’œuvre québécois le plus cher jamais vendu dans le cadre d’une vente publique.
 

«Jean-Paul Riopelle, c’est l’artiste canadien qui est le plus coté, à l’international», a expliqué Tania Poggione, directrice du bureau de Montréal de la Maison Heffel, à qui l’on doit la vente du tableau.

«C’est une œuvre qui a été créée durant la période la plus importante de l’artiste, celle des années 50. À ce moment-là, Riopelle était très à l’affût de ce qui se passait à l’international, tant en Europe qu’aux États-Unis», a-t-elle précisé.

Créée à Paris entre 1952 et 1953, Vent du nord, qui était en la possession d’un collectionneur privé lors de sa mise en vente, n’avait pas été en circulation sur le marché depuis plusieurs années.

«L’œuvre est en excellent état. De plus, elle était dans la même collection depuis les années 70, donc on ne l’avait pas vue récemment sur le marché des enchères. Ç’a contribué à son succès.»

Qualité exceptionnelle
 

Outre la renommée de Riopelle et la période durant laquelle l’œuvre a été créée, Tania Poggione estime que sa qualité «exceptionnelle» a grandement contribué à faire grimper les enchères.

«C’est une œuvre qui pourrait se trouver dans n’importe quel grand musée, à l’international, a-t-elle souligné. C’est une œuvre majestueuse, tant au niveau de la technique, des couleurs que de son format (129.5 x 194.9 cm). C’est vraiment la meilleure période de l’artiste.» 

Rayonnement
 

Grâce à cette vente historique, Vent du nord a non seulement permis à Riopelle de battre son propre record mondial, elle est également devenue la deuxième œuvre canadienne (derrière Mountain Forms de Lawren Harris, vendue 11,2 M$ en 2016) la plus coûteuse de l’histoire des ventes aux enchères.

«Durant la vente, nous avons senti qu’il y avait beaucoup d’intérêt au niveau national, mais aussi international», a relaté Mme Poggione.

«C’est positif pour le rayonnement de l’art québécois. On le voit en ce moment au cinéma, dans la musique, mais c’est bien aussi de le voir dans les arts visuels.»

 
TOP 5 DES ŒUVRES QUÉBÉCOISES LES PLUS CHÈRES
 
Vent du nord
Vent du nord

Jean-Paul Riopelle, huile sur toile, 1952-1953

Date de la vente: 24 mai 2017

Prix de vente: 7 438 750 $*


La forêt
La forêt

Jean-Paul Riopelle, huile sur toile, 1953

Date de la vente : 9 décembre 2016

Prix de vente : 3 044 070 $*


Composition
Composition

Jean-Paul Riopelle, huile sur toile, 1951-1952

Date de la vente : 1er juin 2012

Prix de vente: 2 395 530 $*


Nineteen Ten Remembered
Nineteen Ten Remembered

Jean Paul Lemieux, huile sur toile, 1962

Date de la vente : 24 novembre 2011

Prix de vente: 2 340 000 $*


Sans titre
Sans titre

Jean-Paul Riopelle, huile sur toile, 1952

Date de la vente: 14 mai 2008

Prix de vente: 1 889 000 $*


*Prime d'achat d'environ 20 % incluse


Bonne nouvelle pour l'art canadien

Le record fracassé par le Vent du nord pourrait avoir un impact positif sur l'ensemble du milieu de l'art canadien selon les galeristes avec qui Le Journal s'est entretenu, au lendemain de sa vente.

«Nous sommes tous gagnants là-dedans, a expliqué Sophie Ouellet, directrice de la Galerie d'art Cosner du Ritz-Carlton Montréal. Ça prouve que les gens aiment l'art canadien et que le marché est en santé.»

«Que ce soit un Québécois, c'est extraordinaire, a pour sa part indiqué Sonia Denault, directrice de la galerie Michel-Ange, à Montréal. C'est une reconnaissance des peintres québécois, de leur créativité et de leur valeur.»

Hausse de prix

Attention : ce ne sont pas toutes les œuvres de Riopelle qui verront leur valeur augmenter de façon substantielle. Cependant, les pièces de qualité similaire, issues de la même période, devraient profiter de cette vente.

«Ça crée une frénésie sur les marchés, parce que les collectionneurs veulent avoir ces œuvres, a indiqué Mme Ouellet. Ils les recherchent et elles sont très difficiles à trouver. C'est sûr que les prix vont tendre vers la hausse.»

http://www.journaldemontreal.com/2017/05/24/une-toile-de-riopelle-vendue-74-millions


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