Lévesque, Trudeau, Marois et Couillard réunis en peinture

L'oeuvre, intitulée simplement «Québec», vise à démontrer comment la Belle Province a marqué à sa façon l'histoire du Canada. Elle est née de l'amitié entre le peintre new-yorkais Adam Miller et l'homme d'affaires montréalais Salvatore Guerrera.
 
«C'est un projet qui a débuté il y a trois ans et demi», confie M. Miller en entrevue téléphonique avec Le Soleil. «Salvatore possède déjà certains de mes tableaux et en a commandé un à propos de l'histoire du Québec. Je dois avouer qu'au départ, je ne connaissais pas beaucoup l'histoire du Québec et du Canada, mais j'ai pu en apprendre beaucoup au fil des entrevues réalisées durant ces années», explique-t-il.
 
Le peintre a rencontré des historiens, mais aussi des politiciens, en incluant certains qui sont représentés sur sa toile mais qu'il n'identifiera pas pour l'instant. «Il y a un livre qui paraîtra à ce sujet aux Presses de l'Université McGill et je ne suis pas autorisé à parler de cela présentement», explique-t-il, précisant cependant qu'il a rencontré des tant des personnalités francophones, qu'anglophones et des Premières nations.
«Je voulais démontrer que le Québec n'est pas une société simple. D'ailleurs, j'ai présenté dans le bas de l'oeuvre la crise d'octobre et la crise d'Oka», fait-il remarquer en citant deux événements de l'histoire récente marqués par la violence. 
 
On peut donc y voir des Mohawks brandissant le poing et une jeune femme tenant dans ses bras un homme coiffé d'une casquette militaire. On aperçoit aussi Paul Rose, de dos, accompagnant James Richard Cross et Pierre Laporte, les mains liées et la tête recouverte d'une cagoule, ainsi qu'un policier arrêtant un homme pour représenter la loi sur les mesures de guerre.
 
Les Brian Mulroney, Robert Bourassa, Jacques Parizeau, Jean Charest, Jean Chrétien et Lucien Bouchard apparaissent également sur le tableau, tout près des Couillard, Marois, Trudeau et Lévesque.
 
«Ce n'est pas pour rien qu'on retrouve Trudeau et Lévesque au centre de l'oeuvre. Ce sont les deux piliers qui ont orienté la direction dans laquelle allaient le Québec et le Canada pendant un bon bout de temps», explique l'artiste. Et si Lucien Bouchard semble surprendre Trudeau en arrivant par-derrière, c'est qu'il est venu bien près de séparer le Québec du Canada (lors du référendum de 1995), poursuit-il.
Pas très loin en bas de Trudeau, on reconnaît aussi l'ancien magnat de la presse Paul Desmarais. «C'est un homme très intéressant qui semble avoir fait beaucoup de travail dans l'ombre afin de garder le Canada uni», explique l'artiste.
 
On peut aussi voir le premier ministre Philippe Couillard s'agripper à Pauline Marois. «C'est un peu une blague, parce qu'au moment où je travaillais sur le concept de cette oeuvre, M. Couillard tentait de déloger Mme Marois du pouvoir.»
Adam Miller s'est même permis de se mettre en scène sur la toile. L'homme au foulard, en bas à droite, c'est lui. «On voyait ça souvent dans les oeuvres de la Renaissance: un personnage en dehors de l'action. J'ai choisi de me représenter pour symboliser un homme qui ne comprend pas vraiment ce qui se passe.»
Le tableau sera présenté au Musée McCord de Montréal au mois de novembre et devrait également réaliser une tournée dans plusieurs villes du Québec et du Canada. «De ce que j'en comprends, Salvatore travaille présentement pour en faire don à l'État», a conclu M. Miller.
https://www.lesoleil.com/actualite/politique/levesque-trudeau-marois-et-couillard-reunis-en-peinture-728f2fd6f8ec08a7620d060ed8e73f54
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